La notion de valeur est tellement floue que l'on en vient, en pratique comme dans la loi, à confondre la valeur et le prix. Ce dernier est ce que l'on accepte de payer, lequel peut être, une fois convenu et arrêté, inférieur ou supérieur à la valeur de la chose. La valeur est donc bien mal connue. La valeur vénale est aussi banale que peut évidente. Est-elle une valeur de marché ? Si oui pourquoi rien ne le dit. La valeur estimée, dont actes et sources du droit parlent parfois, est-elle la valeur vénale ? La notion est aussi mal connue que les méthodes d'évaluation qui y conduisent. Le législateur ne prend aucun risque, il laisse l'affaire aux juges, lesquels laissent l'affaire aux experts qui... se débrouillent. Ne dites pas cela au justiciable qui croit que la loi prévoit "tout". Une étude approfondie sur la valeur réaliserait probablement un grand progrès du droit et, plus généralement, des sciences sociales. Alors pourquoi ressasser de vieux sujets et rafraîchir de vieilles thèses ?