Fidel et le Che (les deux commandants)

"Pour se convaincre du peu d'importance des idéologies dans la conduite de leurs meilleurs champions, il suffit de considérer le cheminement opposés des deux principaux commandants. Ce n'est pas parce qu'on est marxiste et communiste que l'on choisit la couronne d'épines ou la couronne tout court. Selon le filtre d'une culture ou d'un temperament, cette doctrine justifiait aussi bien l'accomodement aux circonstances - durer coûte que coûte - que l'amour suprême de la solitude - la voie Spartacus. Au carrefour des deux routes, Fidel et le Che se sont croisés, comme le feront plus tard, plus bourgeoisement, Mitterrand et Mendès-France, car l'éternelle bifurcation propre à la vision politique du monde n'empêche pas, un court moment, le rusé et l'intransigeant de coïncider, voire de coopérer - mais pas pour longtemps. Les Français étaient rivaux sans être intimes, alors que l'Argentin et…