23 février, 2008 - 10:47 — via Le blog Droit Administratif
L'auteur envisage de proposer prochainement cet article à la publication. Il remercie d'avance les propositions d'amélioration que les lecteurs lui feront.
Dans le procès administratif, il arrive fréquemment au requérant comme au défendeur, et même parfois au commissaire du gouvernement, de s’abstenir de formuler expressément leurs prises de position dans le procès et de simplement « s’en remettre à la sagesse du juge ». Face à cette pratique contentieuse, le juge administratif adopte une attitude pragmatique. Il admet largement un tel renvoi par la partie en situation de défendeur lorsqu’elle limite ses prétentions à la simple négation de l’argumentation adverse, mais il exige que les autres acteurs du procès détaillent plus précisément leurs prises de position positive.
L’Antiquité grecque connaissait sept sages, Chilon de Sparte, Solon d’Athènes, Thalès de Milet, Bias de Priène, Cléobule de Lindos, Pittacos de Mytilène et Myson de Chénée, hommes politiques, législateurs ou philosophes, restés célèbres pour leurs maximes louant la mesure et la circonspection. Le fait de s’en remettre à la sagesse des anciens par l’utilisation récurrente de leurs proverbes peut être interprété en lui-même comme un acte de raison, mais également comme une certaine facilité d’argumentation puisque aucune position définie n’est alors adoptée.