
Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), a estimé jeudi que la mission d'évaluation de la loi Leonetti sur la fin de vie "s'apprête à accoucher d'une souris".
Mercredi, lors de son audition devant la mission d'évaluation de la loi d'avril 2005, la ministre de la Justice Rachida Dati s'est déclarée hostile à un changement du texte, estimant qu'"on ne peut pas répondre par la loi à toutes les situation exceptionnelles". "Si l'application de la loi pose un problème, c'est au juge de discerner les variantes et les exceptions", a-t-elle affirmé.
Pour M. Romero, cette déclaration "démontre son ignorance parfaite et très inquiétante des réalités quotidiennes des Français". Il reproche aussi à la ministre de vouloir "mettre les patients sous la tutelle des juges, comme si la personne qui souffre devenait un irresponsable majeur".