Marina Petrella

La défaite de l'Italie

Certes, lorsque, femme ou homme,on s'engage dans un combat, en étant prêt à jouer comme mise ultime son être, son souffle, il serait malséant de tourner en dérision la personne et de lui imputer la responsabilité de son état. Je ne l'ai pas fait. Mais il est légitime et salubre de juger son combat et les origines criminelles de celui-ci. Ce que je fais. Pour l'Italie

D'un président l'autre !

Aussi, il n'y a, dans l'annonce de Nicolas Sarkozy, ni paradoxe ni hypocrisie. L'extradition imposée juridiquement, il revenait au président, par la voie de conseil et d'influence qu'il a choisie, d'attirer l'attention des autorités italiennes sur le profil particulier de Marina Petrella. N'en déplaise à Fred Vargas, l'Etat de droit a le droit d'être généreux et ferme. Il a surtout l'obligation de ne pas être stupide. Pari et extradition réussis.